Dans le cadre de l’enquête auprès des personnes fréquentant les lieux d’hébergement ou de restauration gratuite, une personne est qualifiée de « sans-domicile » un jour donné si la nuit précédente elle a eu recours à un service d’hébergement ou si elle a dormi dans un lieu non prévu pour l’habitation (rue, abri de fortune).
Définition de l’INSEE 13/05/2020 – Sans-domicile
Le sans-abrisme demeure un défi social pressant, nécessitant une approche multidimensionnelle pour atténuer ses effets dévastateurs.
Les services d’accueil d’urgence jouent un rôle vital en offrant un refuge temporaire aux personnes sans abri, mais une solution durable exige une intervention plus vaste. L’accès à l’emploi reste un pilier crucial pour prévenir et combattre le sans-abrisme, permettant aux individus de regagner leur autonomie financière et de se réinsérer dans la société.
Les initiatives gouvernementales visant à convertir des hôtels en logements sociaux offrent une lueur d’espoir, mais le coût élevé des loyers demeure un obstacle majeur pour de nombreux sans-abris.
Il est impératif d’augmenter le nombre de places dans les logements sociaux, en particulier pour les publics les plus vulnérables, afin de garantir un accès équitable à un toit.
Les politiques de logement doivent être intégrées à une approche globale qui prend en compte les besoins spécifiques de chaque quartier, dans le but de créer des solutions durables et inclusives pour lutter contre cette inégalité.
Estimer le nombre de personnes en situation de mal-logement et plus particulièrement en situation de sans-abrisme, pose une difficulté majeure. Les enquêtes permettent de recenser celles fréquentant des structures d’hébergement ou de restauration, mais qu’en est-il réellement de celles qui vivent constamment dans la rue ?
Étant donné que les personnes sans abri échappent à toute détection statistique, il devient évident qu’elles demeurent indénombrables. Les chiffres avancés à ce sujet sont donc approximatifs. Néanmoins, pour approcher au mieux de la réalité, nous pouvons nous baser sur les données de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) et de la Fondation pour le logement des défavorisés ((ex-Fondation Abbé Pierre).
En l’absence de la possibilité de dénombrer précisément les personnes sans abri, il est pertinent d’examiner les données chiffrées provenant d’organismes d’état ou reconnus d’utilité publique.
En 2001, l’Institut national de la statistique et des études économiques a été un précurseur en Europe en lançant une enquête nationale sur les personnes sans logement. Cette enquête a été reconduite en 2012, et une prochaine est programmée avant l’année 2025.
Le rapport annuel de la Fondation pour le logement 2022 dévoile des chiffres qui parlent d’eux-mêmes :
Ces chiffres mettent en lumière la nécessité urgente de solutions innovantes et d’une politique du logement en France plus efficace pour remédier à cette situation de précarité du logement et aider les personnes mal-logées.
La crise du logement impacte une majorité de personnes, d’autres indicateurs intéressants sont également répertoriés dans le 29ᵉ rapport sur l’état du mal-logement en France.
Garantir l’accès à un logement digne demeure une priorité essentielle pour Les Petites Pierres. À notre échelle, nous soutenons des associations dans leurs projets visant à lutter contre le mal-logement, subit par des personnes se trouvant, la plupart du temps, dans une situation difficile.
Quel est le pays qui compte le plus de sans-abri ?
Selon les estimations internationales les plus récentes, le Pakistan est le pays qui compte le plus grand nombre de personnes sans domicile, avec environ 8 millions de personnes.
Ce chiffre s’explique notamment par la pauvreté structurelle, la croissance démographique rapide et les conséquences de catastrophes climatiques majeures (inondations).
Source : World Population Review, Homelessness by Country (2026)
Le sans‑abrisme peut‑il être éradiqué ?
Le sans‑abrisme peut être fortement réduit, comme le montrent certains pays, mais il ne peut être éradiqué durablement qu’avec des politiques de logement ambitieuses, un accompagnement social renforcé et des actions de prévention en amont (perte de logement, sortie d’institution, accidents de la vie).
Les expériences menées, notamment autour du principe du logement d’abord, montrent que des solutions efficaces existent lorsqu’elles sont soutenues dans le temps.
Source : OCDE, Affordable Housing Database
COLOC EN VAL DE MARNE
La Casa
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