La précarité énergétique désigne la difficulté pour un ménage à satisfaire ses besoins élémentaires en énergie dans son logement, en raison de ressources financières insuffisantes ou de conditions d’habitat inadaptées. Cette définition, inscrite dans la loi Grenelle II de 2010, est aujourd’hui au cœur des politiques sociales et environnementales. Ces difficultés se font aussi ressentir face l’augmentation et au déreglement des températures et aux nouveaux enjeux liés à la précarité énergétique d’été, particulièrement visibles lors des épisodes de canicule et de forte chaleur.
Avec l’évolution du climat et la montée des vagues de chaleur, une nouvelle forme de vulnérabilité apparaît : l’incapacité à rafraîchir son logement, particulièrement dans les quartiers populaires, où les bâtiments sont souvent peu adaptés. C’est l’un des marqueurs majeurs de la précarité énergétique d’été, ces batiments sont parfois assimilés à de véritables passoires énergétique en été.
Source : Données de l’ONPE (Observatoire nationale de la précarité énergétique).
En 2022, environ 3,2 millions de ménages étaient en situation de précarité énergétique selon le TEE_3D. Les ménages les plus touchés sont souvent :
L’évolution des ménages en précarité montre également un impact grandissant des périodes chaudes : dans certains territoires urbains, la précarité énergétique d’été devient aussi préoccupante que celle liée au froid.
La précarité énergétique touche principalement les ménages aux revenus modestes, qui consacrent une part disproportionnée de leur budget à l’énergie. En moyenne, les foyers précaires dépensent 2,5 fois plus que les plus aisés pour se chauffer.
Les logements concernés sont souvent :
En 2023, 30 % des Français ont souffert du froid dans leur logement, principalement pour des raisons financières (41 %), de mauvaise isolation (32 %) ou de panne de chauffage (13 %) souvent dans des quartiers populaires urbains. L’évolution des ménages en précarité montre aussi une difficulté croissante à faire face aux hausses de températures
Depuis 2015, le taux de précarité énergétique en France, mesuré par le taux d’effort énergétique (TEE_3D), oscille entre 10 % et 12 %. En 2023, 10,1 % des ménages étaient en situation de précarité énergétique, selon cet indicateur brut, soit environ 3,1 millions de foyers. Corrigé des effets météorologiques, ce taux s’élève à 10,8 %, ce qui représente 3,2 millions de ménages.
En 2024, les chiffres restent stables : 10,8 % de la population est toujours concernée par la précarité énergétique, malgré les dispositifs d’aide mis en place. Cette stabilité apparente masque une réalité plus complexe : de nombreux ménages réduisent volontairement leur consommation pour ne pas dépasser le seuil de 8 %, ce qui biaise les indicateurs. L’aggravation de la précarité énergétique d’été, un phénomène désormais bien identifié dans l’évolution des ménages en précarité.
Par ailleurs, 30 % des Français ont déclaré avoir souffert du froid dans leur logement durant l’hiver 2023-2024, soit le double par rapport à 2020. Parmi eux, 41 % ont restreint leur chauffage pour des raisons financières ce qui à frotement restreints leurs conforts.
En ce qui concerne la consommation énergétique des logements, elle continue de baisser. Entre 2013 et 2022, elle est passée de 190 à 161 kWh/m², soit une réduction de 15 %. En 2023, la consommation moyenne d’énergie par logement a encore diminué de 2,7 %, une baisse attribuée à la crise énergétique, aux prix élevés et aux efforts de sobriété. Autrement dit, le niveau global de consommation d’énergie a été réduit, mais les contraintes financières des ménages ont augmenté au fil des années.
Les dispositifs publics ont joué un rôle crucial :
Malgré ces aides, plus d’un million de ménages ont subi une intervention de leur fournisseur d’énergie en 2023 à cause d’impayés.
Les crises successives (sanitaire, énergétique, inflation) ont aggravé la situation :
Ces effets sont visibles en cours d’année, notamment en hiver où la précarité se fait plus durement ressentir. Plusieurs études récentes montrent aussi que les épisodes de canicule touchent davantage les ménages pauvres faute de solutions de rafraîchissement adaptées ou de végétalisation dans leur environnement.
La plateforme Les Petites Pierres soutenue par des fondations et entreprises partenaires, soutient des projets d’habitat solidaire pour combattre la précarité énergétique et qui visent à :
Ces projets ont un impact social et environnemental fort :
Les Petites Pierres propose un financement participatif solidaire, où chaque don est doublé, jusqu’à l’atteinte de l’objectif du projet. Cela permet aux associations de concrétiser leurs projets solidaires et d’agir efficacement contre la précarité énergétique, en complément des services publics et des dispositifs nationaux.
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