La notion de précarité énergétique correspond à la situation d’un ménage qui éprouve des difficultés à assurer le confort de son logement sans que ses dépenses d’énergie (chauffage, électricité, gaz, eau chaude) ne deviennent excessives par rapport à ses ressources.
Selon les données de l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), un ménage est considéré comme en précarité énergétique lorsque ses dépenses d’énergie dépassent 8 % de ses revenus et qu’il appartient aux 30 % des ménages les plus modestes.
Ce seuil correspond à un taux d’effort énergétique trop élevé, révélateur d’un déséquilibre entre le revenus des ménages et leurs coûts de consommation énergétique.
Premièrement, la localisation joue un rôle essentiel. Les ménages vivant en zones rurales ou dans des communes de taille moyenne sont davantage touchés, car leurs logements sont souvent anciens, spacieux et plus difficiles à chauffer. Les zones rurales du nord et de l’est de la France présentent des situations plus critiques, notamment à cause des hivers plus rigoureux et de la mauvaise isolation des habitations.
Ensuite, la catégorie socio-professionnelle est également un facteur clé. Les foyers les plus exposés appartiennent aux milieux ouvriers, employés, retraités à faibles pensions ou familles monoparentales. Ces ménages disposent d’un niveau de ressources limité, souvent instable, et subissent plus fortement les variations des prix de l’électricité, du gaz et du fioul. D’après l’INSEE, les personnes seules de plus de 60 ans représentent une part importante de cette population vulnérable.
Enfin, la mauvaise isolation et le manque de travaux de rénovation font parties des principales raisons qui accentuent le phénomène. On parle ici de passoire thermique. Ainsi, un logement mal isolé entraîne une consommation énergétique plus importante et des factures plus élevées, aggravant encore la difficulté à chauffer le foyer. Ces conditions fragilisent la santé et la qualité de vie des ménages les plus modestes.
D’après une étude de l’ONPE datant de mars 2024 sur le parc social, les ménages identifiés comme étant en situation de précarité énergétique — c’est‑à‑dire ceux dont les dépenses d’énergie dépassent 8 % de leurs revenus des ménages et qui appartiennent aux 30 % les plus modestes — présentent un revenu moyen par unité de consommation (UC) d’environ 8 225 €/an.
En comparaison, le revenu moyen pour l’ensemble des ménages du parc social est d’environ 15 409 €/an par UC.
Ce différentiel important illustre que les ménages en situation de précarité énergétique disposent de ressources très faibles, ce qui les rend particulièrement vulnérables face à des factures d’énergie élevées ou un logement peu performant, renforçant l’inégalité sociale.
En France, de plus en plus de foyers sont en situation de précarité énergétique. Voici ce que disent les chiffres :
Face à cette réalité, plusieurs dispositifs publics existent. Le chèque énergie, attribué automatiquement aux foyers modestes, aide à payer les factures d’électricité et de gaz. Le bouclier tarifaire, mis en place pendant la crise énergétique, a permis de contenir les hausses de prix pour les particuliers. D’autres aides, comme MaPrimeRénov’ ou les subventions de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), permettent d’engager des travaux d’amélioration thermique : isolation, changement de système de chauffage, remplacement de fenêtres, etc.
Mais ces aides restent trop limitées pour de nombreux ménages. Les montants ne couvrent souvent qu’une partie des coûts réels, et les démarches administratives peuvent décourager les plus fragiles. Certains foyers ne remplissent pas les conditions d’éligibilité, tandis que d’autres n’ont pas la capacité financière d’avancer les frais. Par ailleurs, la lenteur des rénovations et la persistance des logements mal isolés maintiennent une grande partie des foyers dans la précarité.
Résultat : des millions de ménages continuent de souffrir du froid en hiver, de la chaleur en été, d’avoir des factures trop élevées, et de vivre dans des logements où la performance thermique reste insuffisante d’années en années.
Au-delà des mesures de l’État, le tissu associatif joue un rôle majeur dans la lutte contre la précarité énergétique.
C’est dans ce contexte que Les Petites Pierres, première plateforme de crowdfunding française dédiée à la lutte contre le mal-logement aide au financement de projets d’associations portant notamment des initiatives de rénovation énergétique (travaux d’isolation, remplacement des systèmes de chauffage etc.) et de construction d’habitats éco-conçus.
Sur Les Petites Pierres, chaque don est doublé, ce qui permet de mobiliser davantage de ressources pour des projets concrets. Nous apportons également un appui méthodologique aux associations : aide à la définition du projet, à sa stratégie de communication et à sa visibilité, afin de garantir l’efficacité des interventions sur le terrain.
Ainsi, la lutte contre la précarité énergétique ne passe pas seulement par des aides financières, mais aussi par un engagement collectif pour un habitat plus juste, plus durable et accessible à tous.
Maison de l'Hospitalité
Envole Toit sud-gironde
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