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Réhabiliter un abri pour l'hiver avec des réfugiés

thematic-2.png Lutter contre la grande exclusion

Quel est notre projet ?

Habitat-Cité agit depuis 2003 pour aider les personnes en précarité à sortir du mal-logement. En Ile-de-France, l’association accompagne essentiellement des demandeurs d’asile et réfugiés statutaires vivant à la rue, dans des squats ou des bidonvilles et des hébergements d’urgence.

Depuis 2013, l’association suit 25 demandeurs d’asile et réfugiés politique vivant dans un squat de la banlieue parisienne. Les habitants ont été autorisés à rester sur le lieu de vie par les autorités de façon temporaire. Alors qu’Habitat-Cité accompagne les personnes dans les démarches administratives et juridiques pour le droit d’asile, l’accès à un hébergement ou un logement, aux soins, elle projette début 2020 de coordonner en concertation avec les habitants des travaux d’amélioration des conditions de vie pour rendre les lieux plus vivables. 

Ainsi, nous comptons sur votre solidarité pour nous aider à co-financer les travaux d'amélioration de vie en partenariat avec les habitants !

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À quoi va servir l’argent collecté ?

Habitat-Cité suit depuis 2013 des habitants d'un squat en banlieue parisienne qui ont trouvé refuge dans une ancienne entreprise désaffectée. La municipalité a acquis le terrain et a accepté que les habitants restent temporairement dans le squat. Elle a mené des travaux de remise aux normes de l’électricité en 2016.

Les habitants sont constitués de 23 hommes seuls âgés entre 20 et 60 ans et d'un couple. Ils sont demandeurs d'asile, réfugiés politiques, détenteurs d'un titre de séjour après plusieurs années sans papiers, naturalisés. L'association aide ces personnes à mettre en œuvre leurs droits en termes de demande d'asile, de logement, d'accès à la couverture médicale.

Une partie des occupants, réfugiés statutaires et détenteurs d’un titre de séjour, peut prétendre à un logement social mais les délais d’attente de plusieurs années nécessitent de vivre, en attendant, dans un logement informel. Les demandeurs d’asile, quant à eux, doivent être hébergés par le gouvernement dans des lieux d’accueil dédiés. Ces hébergements ne sont pas suffisants et plus de 70% des demandeurs d’asile n’ont pas d’hébergement. L’hébergement d’urgence (hôtels 115), dispositif fortement saturé, n’est accessible que pour les cas très prioritaires : les femmes seules avec enfants, les personnes avec handicap, parfois les familles. Ainsi, la seule solution pour éviter la rue en attendant reste l’informel.

L’habitat informel a permis à ces personnes de se stabiliser dans un lieu de vie unique et de pouvoir mener à bien des démarches administratives et juridiques longues et parfois éprouvantes. Grâce au squat, certaines personnes ont pu attendre en relative sécurité d’obtenir leur statut de réfugié ou leur titre de séjour. Elles ont pu participer à des cours de français ou commencer à se soigner pour des pathologies lourdes.

L’association intervient également pour améliorer les conditions de vie des habitants. Ainsi, en 2016, des travaux réalisés par les habitants eux-mêmes avaient permis de repeindre les chambres et les espaces collectifs, d'installer du carrelage et aménager une cuisine et un espace douche et sanitaires. 

Pour 2020, l'urgence est de pouvoir réaliser des travaux d'isolation thermique, de plomberie pour la réparation du chauffe-eau et des sanitaires ainsi que l'installation de systèmes anti-incendie pour rendre plus sûrs les lieux. Une partie des travaux sera réalisée par des spécialistes en bâtiment ; les habitants seront mis à contribution sur des tâches moins complexes. Devant l’urgence, une partie des travaux a débuté le 30 décembre 2019. Les financements récoltés permettront de co-financer les travaux dont la suite est prévue fin février 2020. Une partie des frais est à la charge des habitants qui se cotisent entre eux. 

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Habitat-Cité 

62 rue Vergniaud 75013 Paris

Contact : marie.pascal [at] habitat-cite.org

Site webhttps://www.habitat-cite.org/

Page Facebook :  https://fr-fr.facebook.com/habitatcite/

 

Qui sommes-nous ?

Habitat-Cité est une association créée en 2003 qui lutte contre le mal-logement et l'exclusion des personnes vivant dans des conditions de précarité : à la rue, en squat ou bidonville, en hébergement d'urgence. Depuis sa création, l'association agit ici, en Ile-de-France auprès de migrants récemment arrivés qui ne connaissent ni le français ni leurs droits, et là-bas, en Amérique centrale et aux Caraïbes principalement pour aider des familles à réhabiliter leur maison détruite par les catastrophes naturelles ou pour lutter contre l’extrême pauvreté.

En Ile-de-France, l’association accompagne les familles dans les démarches administratives et juridiques d’accès aux droits : asile, hébergement – logement, soins, scolarisation des enfants, droit du travail, lutte contre les discriminations. Elle propose également un suivi individuel pour l’insertion professionnelle et des formation d’apprentissage du français. Elle accompagne plus de 700 personnes par an dans toute l’Ile-de-France.

L’association est soutenue par la Fondation Abbé Pierre pour ses projets en France et à l’international depuis 2004. La Fondation de France a soutenu les projets d’amélioration des conditions de vie dans le squat et le travail de concertation avec les habitants.

Marie Pascal est une salariée de l'association Habitat-Cité depuis 2014, en charge des financements et partenariats. Elle participe avec d'autres salariés et bénévoles à la coordination du projet d'amélioration des conditions de vie dans le squat avec le soutien de la Fondation de France et de la Fondation Abbé Pierre. Elle a coordonné la première partie des travaux en 2016 et a appuyé les actions de soutien aux habitants dans leur projet de relogement.

Philippe Bonnaves a d'abord connu Habitat-Cité en 2015 car il voulait aider une famille à la rue qui avait trouvé refuge dans les parties communes de son immeuble. Très rapidement, il est devenu bénévole, d'abord en accompagnant cette famille dans ses démarches d'accès aux droits puis en tant que professeur de Français Langue Etrangère (FLE). Il est également entré au Conseil d'Administration de l'association en 2017. Il connaît les habitants du squat à plusieurs titres : en tant que professeur de FLE car certains sont allés dans ses cours, et en participant au suivi des premiers travaux qui ont commencé fin décembre 2019.  

Mamouka Kanteladze est Géorgien et est arrivé en France en 2002 avec sa femme. Cela fait plus de 15 ans qu'ils sont dans des démarches pour obtenir un titre de séjour. Cette difficulté à obtenir des papiers les a conduit à venir vivre dans le squat en 2011. En parallèle, Mamouka a travaillé bénévolement pour une association à Paris qui accueille des migrants ayant des addictions et il a siégé en tant qu'habitant au Conseil Pantinois pour la Citoyenneté des Etrangers (CPCE) de 2015 à 2017. Depuis 2019, il est devenu également bénévole à Habitat-Cité pour traduire du géorgien vers le russe ou le français lors de la permanence d'accès aux droits. Son épouse et lui ont depuis quelques mois un récépissé de la Préfecture et attendent leur titre de séjour prochainement, ce qui leur permettra ensuite de réaliser une demande de logement.

04/03/2020

"Les gens, ils dorment où ? Dans leur bureau ?"

A l’occasion de la collecte en ligne pour financer les travaux dans le squat, nous vous livrons les extraits d’un entretien avec Aslambek*, l’un des habitants du squat.

Aslambek a 33 ans, il est originaire de Tchétchénie et est arrivé en France il y a 13 ans. Il a été déscolarisé pendant les deux guerres en Tchétchénie dans les années 1990. Pendant cette période, sa priorité était la survie.  

Aslambek a obtenu un titre de séjour de 10 ans en 2018, après un parcours administratif tumultueux. Il a formulé plusieurs recours pour sa demande d’asile et a vécu une rétention de 25 jours en 2016 suite à une Obligation de quitter le territoire français. Il se souvient de ses démarches : « J’ai été plusieurs fois à la préfecture. Je n’avais pas de casier judiciaire, je demandais les papiers et [une dame au guichet] m’a dit “ramène des fiches de paye” et j’ai dit “comment je peux ramener des fiches de paye si on me donne pas le droit de travailler ? Elle m’a dit “si t’as pas de fiches de paye, on peut pas te donner de papiers“. Ça voulait dire gentiment « au revoir ». A la préfecture, ils ne regardaient même pas les documents que nous amenions. Je ramène ce document et après ils me disent de ramener autre chose. A chaque fois c’est pareil. A cette dame, je lui ai dit “j’en ai marre”. C’est de la provocation, de l’humiliation. Ça bouscule. Quand j’ai finalement reçu les papiers, je n’ai même pas été content. J’ai passé 10 ans comme un prisonnier. »

Depuis la régularisation de sa situation, Aslambek a obtenu un emploi en CDI, sur des chantiers en Ile de France, payé au Smic. Avant cela, il travaillait au noir avec des horaires contraignants et des rémunérations insuffisantes.  Il a ainsi travaillé 5 ans en distribuant des tracts dans les boîtes aux lettres puis ensuite dans le bâtiment. Il a demandé la Couverture maladie universelle mais n’a toujours pas accès à ses droits.                                                                       

Aslambek a vécu dans un foyer à Saint-Gratien (Val d’Oise), où il a suivi des cours de français pendant 7 mois, mais celui-ci a fermé. Il vit dans le squat de Pantin depuis 5 ans. Il explique que c’est une situation d’incertitude : « Parce qu’on ne sait pas jusqu’à quand on peut rester ici. Chaque jour c’est chaud. Mais bon, on ne sait pas, après on verra ». La vie au sein du squat est contraignante : « Quand tu as un travail tu as besoin de rentrer chez toi, de dormir. Mais dans un squat c’est pas comme ça. La douche tu ne peux pas l’utiliser. Ce n’est pas facile. Ici, il y a une seule douche pour tout le monde. On est 23. Dans ce squat je suis une des rares personnes qui travaillent, les autres ils n’ont pas le droit de travailler. C’est quand même mieux d’habiter tout seul. Ici tu n’es pas libre, t’es pas chez toi. »

Cependant, Aslambek rencontre des obstacles dans sa recherche d’un logement, après avoir déposé des demandes de logement social sans réponse depuis deux ans. « Ce n’est pas facile, mais il faut se battre. Je ne sais pas comment il faut faire pour avoir un logement. On me demande un salaire de 3000 euros par mois**. Tu ne peux pas avec le smic. Avec le smic, tu payes 800 euros de logement il te reste que 300-400 euros pour manger. C’est rien... ». Aslambek aimerait vivre à Deauville ou Trouville car « c’est calme et moins cher qu’à Paris », mais se pose la question de du travail. A Pantin, il aime l’accessibilité offerte par les transports en commun et la mixité culturelle.

« Moi, j’aimerais bien avoir des amis mais je n’y arrive pas. J’essaye de parler mais les gens... Je ne sais pas. Il y en a qui ont peur. Chez nous, c’est pas comme ça. Quand tu rencontres des gens, après tu vas les voir, tu les appelles. Ici il faut avoir été à l’école, avoir grandi. Ici, quand tu fais une rencontre dans la rue, tu peux pas, les gens ils pensent que tu es agressif. Chez nous ou même en Russie, en deux-trois jours tu peux trouver des amis, des copines. En France, ça prend des années. Parce que c’est une autre culture. C’est la démocratie peut-être. L’individu. »

*Le prénom a été modifié

**Dans le parc privé

 


17/03/2020

"On a dû quitter notre appartement pour aller au squat"

Mamouka est aujourd’hui bénévole d’Habitat-Cité. Il participe à l’accueil des centaines de personnes que nous accompagnons pour l’accès à leurs droits fondamentaux. Il connait particulièrement bien les difficultés d’accès à un hébergement, il est l’un des 25 habitants d’un squat – un ancien atelier abandonné – auxquels Habitat-Cité vient en aide. Nous vous proposons son témoignage.

« On voulait faire un petit restaurant »

Mamouka est géorgien et vit en France avec sa femme, Mme Kh., depuis 2002. Ils sont arrivés avec l’intention de s’installer durablement. « On voulait faire un petit restaurant. Au début, on avait de l’argent. On louait un appartement, très beau et agréable, dans le 15e arrondissement de Paris. »

Mais leur visa arrive à expiration, sans qu’ils ne réalisent que les difficultés vont alors s’accumuler. « On ne connaissait pas ces histoires de papiers, on ne s’en est pas occupé. Après, ça a été compliqué. On a pris rendez-vous à la préfecture ; notre dossier a été refusé. En tout, nous avons fait 6 ou 8 demandes à la préfecture. J’avais beaucoup de stress à cause de ça. Après chaque rendez-vous, je me sentais mal pendant 3 jours. »

Au bout de quelques années, l’argent économisé a fondu et il ne leur est plus possible de louer un appartement. « Alors nous sommes arrivés dans cet immeuble [un atelier désaffecté] en 2011. L’entreprise avait fermé, c’est pour ça qu’on pouvait y vivre. Une fois, le propriétaire est même venu nous voir, il a dit qu’on ne gênait pas, qu’on pouvait rester.» L’entreprise étant en liquidation, de fait les premiers habitants du squat sont tranquilles.

« Petit à petit, des gens qu’on connaissait et qui vivaient dans d’autres squats aux Lilas ou au Pré Saint-Gervais sont venus vivre ici. Leurs squats avaient été expulsés. » Alors que Mamouka et sa femme sont logés dans une petite maison attenante à l’atelier désaffecté, les autres habitants logent dans la partie administrative du bâtiment.

« Parfois, j’accompagne des personnes pour traduire »

Durant cette période sombre et décourageante, Mamouka et sa femme ne restent pas inactifs. La femme de Mamouka travaille comme femme de ménage et garde d’enfant à domicile pour des personnes de leur communauté. « C’est un travail au noir parce que nous n’avons pas de papiers. Mais les employeurs sont très gentils, ils payent bien et ils sont d’accord pour lui donner un contrat de travail quand elle aura les papiers. Ils nous ont beaucoup aidés. »

Mamouka est quant à lui bénévole. « J’ai été bénévole à l’association Gaïa à Paris de 2011 à 2015. C’est une association qui s’occupait des migrants qui ont des problèmes avec l’alcool et la drogue. Je faisais la traduction en russe et en géorgien. » Depuis 2019, Mamouka est désormais bénévole pour Habitat-Cité à la permanence d’accès aux droits qui a lieu chaque mercredi à Pantin. Il aide à traduire pour les Géorgiens qui ne parlent ni russe, ni anglais, ni français. « Parfois, j’accompagne des personnes à la préfecture pour traduire. »

Mamouka se souvient aussi qu’il a été membre du Conseil Pantinois pour la Citoyenneté des Etrangers (CPCE) entre 2015 et 2016. « C’est la Mairie de Pantin qui a créé ce conseil. Je venais aux réunions, c’était très intéressant même si je ne comprenais pas tout. Après, ça s’est arrêté. »

Après 18 ans en France, enfin des papiers ?

Depuis 2016, Mamouka et Mme Kh. se sont remotivés pour entamer les démarches de demande de titre de séjour. Avec l’aide d’une avocate, ils ont monté leur dossier avec tous les justificatifs nécessaires. « Nous sommes allés à la préfecture en juin 2019. J’ai eu un récépissé de 6 mois. Ma femme n’a pas pu obtenir de récépissé car nous avons perdu son acte de naissance. Depuis, nous n’arrivons pas à prendre rendez-vous pour elle sur internet. Il n’y a jamais de places*. »

Aujourd’hui, 9 mois après le précédent rendez-vous en préfecture, Mamouka est encore en attente de son titre de séjour. « Après le récépissé de 6 mois, j’ai eu un autre récépissé de 3 mois. Et là, je viens d’aller de nouveau à la préfecture ; j’ai eu encore un récépissé de 3 mois mais ils m’ont dit que ce serait le dernier. La prochaine fois, je vais enfin avoir la carte de séjour. »

Mamouka songe à ce qu’il pourrait faire lorsqu’il aura son titre de séjour. « Je veux chercher du travail. Quand on est arrivés en France, on était jeunes, on avait l’énergie. On voulait faire un petit restaurant. Mais maintenant, c’est trop tard pour les grands projets… On a plus la même force. »

Refaire des projets

Pour trouver du travail, la maîtrise du français est un atout, voire un impératif. « J’ai pris des cours par-ci par-là. Mais maintenant, je fais la formation intensive de français. C’est 4 heures par jour et 4 jours dans la semaine. La professeure est très bien et je progresse. Je vais bientôt passer le diplôme de français A2. »

Sur le mur de la petite maison qu’ils habitent, drapeaux français et géorgien s’entrecroisent. « Il y a beaucoup de choses que nous aimons en France, comme la brocante. En Géorgie, ça n’existe pas. La brocante c’est vraiment super ! Ces chaises par exemple, nous les avons trouvées dans la rue. Une femme en a pris une et nous nous avons ramené les trois autres. » Antiquaire, brocanteur ? Voilà des métiers qui lui conviendraient bien !

 

[1] Les places de rendez-vous en préfecture se prennent désormais via une plateforme sur internet. Cependant, les usagers comme les associations ont constaté qu’il est quasiment impossible d’avoir un rendez-vous, les créneaux étant toujours occupés, même lorsqu’on se connecte à une heure tardive.


23/03/2020

Merci à tous pour vos dons !

En quelques jours, nous sommes passés de 45 à 79% de la somme atteinte. Il ne reste plus que 542 euros à trouver et la Fondation des petites pierres abondera également de 542 euros pour compléter la cagnotte. Nous vous remercions chaleureusement pour votre soutien. Nous y sommes presque ! Très prochainement, nous allons vous envoyer le dernier portrait d'un des habitants du squat. Bonne semaine à vous !

Solidairement,

 

L'équipe d'Habitat-Cité


26/03/2020

"Être réfugié ne change rien, je vis toujours en squat"

De squat en squat

Adam est tchétchène et est arrivé en France en 2007 pour demander l’asile. Il est alors accompagné de ses deux jeunes enfants. Dès le début, il ne trouve pas d’hébergement dédié. Rapidement, ses enfants sont placés à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Lui trouve une place dans un squat aux Lilas parmi d’autres demandeurs d’asile russophones. « J’y ai vécu 7 ans. Mais un jour la Mairie a décidé de nous expulser. »

Habitat-Cité tente de mettre en place une négociation avec la Mairie des Lilas pour obtenir des délais, attendre tout du moins que l’hiver passe. Mais un jour de novembre 2014, des agents arrivent pour expulser les habitants. « Ils sont arrivés tôt le matin et nous avons dû sortir du squat immédiatement. Nous avions laissé beaucoup de nos affaires à l’intérieur. Moi, j’y avais laissé mes papiers. On nous a donné un document nous donnant le droit de revenir plus tard les chercher. Mais quand nous sommes revenus, les portes et les fenêtres étaient toutes murées. On ne pouvait plus rentrer. »

Dans un premier temps, les habitants du squat des Lilas sont hébergés quelques nuitées dans un hôtel financées par Habitat-Cité, le temps de voir venir. Mais cela ne dure que quelques nuits. « Nous avons sympathisé avec un veilleur de nuit de l’hôtel. Il a voulu nous aider lorsque nous étions sans hôtel au bout de quelques jours. Certains soirs il nous laissait revenir dormir à l’hôtel incognito. » Mais très vite il a fallu trouver une solution sur du long terme. « Nous sommes plusieurs à être allés rejoindre des connaissances dans un squat de Seine-Saint-Denis. Je ne voulais pas aller dans une ville que je ne connaissais pas. »

Dans le squat, Adam prend rapidement les rennes. On l’appelle « le Général ».  « En 2016 on a eu un petit financement de l’association pour faire quelques travaux : de la peinture, un peu de carrelage. La Mairie a financé la mise aux normes de l’électricité. »  

12 ans pour obtenir le statut de réfugié

Entre temps, depuis 2007, la procédure de demande d’asile est refusée à plusieurs reprises. Après plusieurs années où il renonce, en 2016, Adam reprend les démarches avec l’accompagnement d’Habitat-Cité et l’assistance d’une avocate. Après un nouveau refus l’affaire est finalement portée devant le Conseil d’Etat car rien ne justifie ce refus de l’asile. En effet, différentes preuves montrent qu’il est menacé de mort dans son pays. 

Bien que l'aide juridictionnelle lui ait été refusée, Adam engage aussi une avocate habilitée à intervenir devant le Conseil d'Etat et le 11 avril 2018, il gagne au Conseil d’Etat qui renvoie son affaire devant la Cour Nationale du Droit d’Asile. Celle-ci lui reconnait le statut de réfugié le 12 septembre 2019. « Quand j’ai appris que j’avais le statut, cela m’était indifférent. Ça fait 12 ans que je suis en France. Le statut ne va rien changer à ma vie, je vis toujours en squat. »

Aujourd’hui, cependant, le statut entrouvre des portes. « Je travaille au noir sur des chantiers. Maintenant, je vais chercher un contrat de travail. Je vais faire une demande à Pôle Emploi pour une formation. »

En ce qui concerne le logement, Adam a fait une demande de logement social. « Au début, je voulais faire une demande pour moi et mon fils mais l’association m’a convaincu de faire la demande à mon nom seul, pour avoir plus de chances d’obtenir quelque chose. Mon fils pourra venir dormir chez moi de temps en temps. » Le début d’une vie normale ?


Mariage Hervé

Mariage Hervé

Avec tout mon soutien pour ce beau projet.

87 €
von Rosenschild Marina

von Rosenschild Marina

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et Benjamin Almudena

et Benjamin Almudena

Beaucoup de courage !

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VANEPH Sandrine

VANEPH Sandrine

Bon courage !

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b a

Anonyme

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Gelas Marc

Gelas Marc

Bon courage à tous ! Amitiés Marc

20 €
Bourgeois Etienne

Anonyme

Merci d'aider les autres en ces temps de crise.

50 €
LORTIE Hélène

LORTIE Hélène

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Andrieu Guillaume

Anonyme

Bravo, pour un accueil plus digne.

100 €
Renou H

Anonyme

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100 €
PAUMARD Henriette--Nathalie

PAUMARD Henriette--Nathalie

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15 €
PETIT Brigitte

Anonyme

Bon courage, vous y arriverez !

50 €
Mautouchet Clémence

Mautouchet Clémence

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BOBEE Pauline

BOBEE Pauline

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15 €
stephane guillet

stephane guillet

Bon courage, bravo et merci et courage

100 €
Decressin Françoise

Decressin Françoise

Merci à Habitat-Cité qui oeuvre depuis tant d'années pour améliorer les conditions de vie de ces femmes et hommes en difficulté. De tout coeur et amitié avec vous. françoise

50 €
Clément Sarah

Clément Sarah

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50 €
Acero Marie-Claude

Acero Marie-Claude

Bon Courage ! On y est presque :-)

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Quintallet Nadège

Quintallet Nadège

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CRETE Eugénie

CRETE Eugénie

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30 €
Le Huérou Anne

Le Huérou Anne

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100 €
SIMA Mihaela

SIMA Mihaela

Vive les bricoleurs!

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Brahimi Jennifer

Brahimi Jennifer

Pas de message

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Le Rohellec Ronan

Le Rohellec Ronan

Pas de message

100 €
moles olivier

moles olivier

on est ensemble!!!

100 €
Zubar Catherine

Zubar Catherine

Pas de message

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Carollo Camille

Carollo Camille

Courage à l'asso ! Affectueusement, Camille, bénévole

30 €
Payeux Elisabeth

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tokarev gisèle

tokarev gisèle

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50 €
belkeddar odile

Anonyme

Bravo Les Petites Pierres !

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Jacquart Solène

Jacquart Solène

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5 €
b a

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Bourdon Monique

Anonyme

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DUBUISSON Vanessa

DUBUISSON Vanessa

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100 €
PAUMARD Henriette--Nathalie

PAUMARD Henriette--Nathalie

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10 €
b a

Anonyme

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Fordy Claude

Fordy Claude

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Isnard Anne

Isnard Anne

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Etienne Stéphane

Anonyme

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50 €
Orange Annabella

Orange Annabella

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Gómez Carrasco Itzíar

Anonyme

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Saurat Sophie

Saurat Sophie

Pas de message

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Bernstein André

Bernstein André

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200 €
Lefranc Estelle

Lefranc Estelle

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Lestrat Sylvie

Lestrat Sylvie

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pieri isabelle

Anonyme

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Anonyme

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Luneau Laurent

Luneau Laurent

Félicitations pour ce beau projet. Bonne continuation!

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Doucey Alban

Doucey Alban

Bon courage Habitat-Cité et toute l'équipe impliquée! Carol et Alban

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Bonnaves Philippe

Anonyme

Bravo pour votre travail et votre engagement

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Ferreyra Francine

Anonyme

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Mazilu Léna

Mazilu Léna

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Recinos Carla

Recinos Carla

SALUDOS A MIS AMIGOS!

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Etienne Stéphane

Etienne Stéphane

Bravo à Habitat-Cité !

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Pascal Marie

Anonyme

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Acero Marie-Claude

Acero Marie-Claude

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Pascal Marie

Pascal Marie

De l'association Habitat-Cité

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Projet financé !

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Objectif financier

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