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Soutien aux mineurs et jeunes majeurs isolés

thematic-2.png Lutter contre la grande exclusion

Quel est notre projet ?

Quelques mots sur la situation

Chaque jour des mineurs étrangers arrivent épuisés et désorientés en France. Ils n'ont aucune famille ni repère ici. Ils sont appelés MNA (Mineurs Non Accompagnés)

Leur minorité et leur isolement doivent être « évalués » avant de pouvoir être pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance. Mais la majorité d’entre eux sont « refusés » et remis immédiatement à la rue suite à une évaluation contestable. Ils doivent alors entreprendre un recours juridique complexe qui peut durer plusieurs mois voire années. Pendant cette période ils ne bénéficient d'aucun hébergement, d’aucune aide matérielle, psychologique ou éducative autre que celle des citoyens et associations.

Ils sont ainsi quelques centaines de mineurs à survivre dans nos rues dans une grande précarité, tout comme des jeunes majeurs remis dehors le jour de leurs 18 ans.

Le projet de notre association

Notre association n’agit que pour pallier aux dysfonctionnements mais n’a pas vocation à se substituer aux prises en charges existantes.

Parce que l’adolescence est l’âge de toutes les ambitions et de tous les possibles, mais aussi de toutes les vulnérabilités et dérives, nous pensons que des repères sont indispensables pour qu’ils se re-construisent dans un cadre de confiance en étant valorisés plutôt que découragés.

Mais c’est chose quasi impossible s’ils vivent isolés dans la rue, sans attaches ni ressources, à la merci de toutes sortes de prédateurs ou exploitants. Créer du lien social est donc une de nos préoccupations afin qu’ils s’intègrent au plus vite, sans attendre leur prise en charge officielle.

C’est pourquoi tout au long de l'année sur le terrain, nous tentons de répondre à leurs besoins essentiels mais aussi de construire avec eux des perspectives d’avenir pour qu'ils ne perdent pas espoir : hébergement chez des citoyens ou en hôtel, besoins matériels de première nécessité, cours et scolarisation, orientation vers les soins, suivi juridique et administratif, activités sportives et ateliers éducatifs.

En cette période d'épidémie sanitaire, l’isolement de ces adolescents s'est accentué et les mesures officielles de protection inconditionnelle et immédiate tardent à être mises en place. Actuellement, aucun dispositif d’accueil des primo-arrivants n’a été ouvert suite à la fermeture du DEMIE/Croix Rouge, en charge habituellement de leur accueil et évaluation.

Seuls les commissariats plus ou moins collaboratifs sont sensés les orienter vers des lieux d’accueil d’urgence en fonction des places disponibles. Encore faut-il que les jeunes osent s'y préenter ou que des bénévoles puissent les y accompagner.

Aussi, certains jeunes pourtant pris en charge se retrouvent totalement isolés dans des chambres d’hôtel, sans suivi éducatif ni contact extérieur.

Nous continuons par ailleurs à héberger les dizaines de jeunes en recours que nous accompagnions déjà avant l’épidémie, en attendant qu'ils soient officiellement pris en charge.

Nous leur procurons de la nourriture et tous les produits quotidiens aux 4 coins d’Ile de France. Ils ont aussi plus que jamais besoin d’un soutien moral devant cette situation que beaucoup ne comprennent pas et qui peut réveiller chez certains des traumatismes antérieurs, voire en créer de nouveaux dans ce climat de peur.

Nous mettons en place un suivi médical des plus fragiles avec nos partenaires et tenons à jour une base informatique de suivi quotidien de chaque jeune hébergé par notre intermédiaire.

Afin qu’ils avancent dans leur apprentissage et leur procédure autant que faire se peut, nous organisons des cours à distance pour ceux qui ont un accès internet, nous continuons à travailler sur leurs dossiers juridiques pour tenter de les faire prendre en charge malgré l’arrêt des audiences, à faire établir des documents dans leurs pays d’origine en prévision de la reprise de ces audiences, tout cela malgré les difficultés de déplacement et parfois de communication liées au confinement.

Par ailleurs, nous devons absolument anticiper sur l’après confinement car malgré nos signalements depuis des années, aucune mesure nationale ou départementale n’a encore été prise pour modifier de façon pérenne la situation des mineurs et jeunes majeurs en recours, en errance sur le territoire.

Ceux qui ont pu être mis à l’abri temporairement dans des gymnases pendant le confinement risquent d’être remis dehors dès la fin de cette période, une situation qui s’annonce des plus catastrophiques.

Aussi, afin de réduire les coûts et éviter au maximum l'isolement et les risques de contagion, dès le début du confinement nous avons rapatrié les jeunes que nous hébergions en hôtel vers des appartements mis à disposition par des particuliers partis en confinement dans d’autres régions. Une fois le confinement terminé, ces personnes reviendront dans leurs habitations et ne pourront pour la plupart pas continuer à accueillir ces jeunes.

Donc si aucune décision gouvernementale n’est prise pour une protection pérenne des jeunes en recours (ce qui semble se profiler malgré nos nombreuses alertes), nous allons devoir faire face à une urgence de mise à l’abri en hôtel dès la fin du confinement, le temps de trouver de nouveaux hébergements citoyens, et de faire bouger les choses officiellement.

C'est aujourd'hui une de nos principales inquiétudes.

À quoi va servir l’argent collecté ?

En temps normal, une partie des besoins peuvent être satisfaits par des dons en nature, mais les restrictions de circulation et les contraintes sanitaires liées au confinement nous poussent à faire des achats inhabituels, d’autant que les collectes ou distributions collectives sont devenues impossibles à organiser.

Plus les dons sont importants, plus nous pouvons aider de jeunes dans l’intégralité de leurs besoins.

Besoins quotidiens

  • Nourriture
  • Produits d’hygiène
  • Produits d’entretien des lieux de vie

Besoins ponctuels

  • Médicaments
  • Téléphones
  • Recharges téléphoniques et internet
  • Matériel pédagogique, livres, jeux
  • Démarches administratives et juridiques
  • Envoi courriers, impressions, communication via des plateformes payantes
  • Frais de déplacement en cas d’urgence

Hébergement

  • Chambres d’hôtel

Qui sommes-nous ?

L’association TIMMY existe depuis 2015.

Constatant l’abandon inacceptable de ces jeunes, des citoyens se sont réunis et organisés pour répondre en premier lieu aux urgences vitales, et proposer progressivement à ces jeunes qui ont déjà supporté le pire, un accompagnement bienveillant et constructif.

C'est ainsi que l'association est née, en s'organisant sur plusieurs pôles d'action Elle est constituée en association Loi 1901 reconnue d’Intérêt Général, et n’est composée que de bénévoles quotidiennement sur le terrain. Sur le plan financier, elle ne reçoit aucune subvention et ne vit que grâce à la générosité de ses donateurs privés : citoyens, petites fondations ou associations.

La TIMMY reçoit des signalements quotidiens de toutes parts, en premier lieu des jeunes eux-mêmes, mais aussi des citoyens, d’autres associations, des partenaires éducatifs ou sociaux...

Au-delà de l’aide à la personne, notre ambition est également de faire évoluer la situation des MNA au niveau départemental et/ou national de façon pérenne, pour que des associations comme la nôtre n’aient plus besoin d’exister. C’est pourquoi nous participons à des évènements, conférences, festivals, tables rondes et répondons aux sollicitations des médias pour sensibiliser le grand public et les institutions sur cette situation préoccupantes, afin que des décisions concrètes soient enfin prises.

L’association soutient actuellement près de 70 jeunes au quotidien sur des plans et degrés variés en fonction de leur situation de confinement, et a accompagné plus de 2000 jeunes depuis sa création en 2015.

Voir le budget détaillé
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De l'association TIMMY - Soutien aux Mineurs Exilés

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