Renforcer le lien parents-enfants à Marseille

Renforcer le lien parents-enfants à Marseille

Ambassadeur : 
Sabine Rivoal

Être parent et en situation précaire (SDF, incarcérés, logés en centre d’hébergement, en rupture conjugale…) ne facilite pas les démarches pour trouver un appartement pour vivre avec son enfant. Chaque enfant a besoin d’évoluer dans un climat chaleureux, aimant et sécurisé. L’instabilité économique ou la situation d’exclusion sociale que vivent leurs parents ne doit pas devenir un frein à leur propre épanouissement. Le lien que tisse un enfant avec son père et sa mère est vital pour son développement moteur, intellectuel, affectif et social.  Ainsi, Apprentis d’Auteuil souhaite recréer les éléments d’un cocon familial à Marseille, afin que les familles puissent se sentir chez elles et s’épanouir au même titre que n’importe quelle famille. En effet,  deux appartements ont besoin d’être réaménagés pour inciter les familles à partager des moments conviviaux (refaire les sols, repeindre les murs, créer un espace salon et cuisine…).

Apprentis d’Auteuil fait appel à votre générosité sur Les Petites Pierres pour financer la réhabilitation de ces appartements dans une maison des familles à Marseille (voir budget détaillé).

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    16/06/2016
  • 100€
    Anonyme
    16/06/2016
    Bravo pour ce que vous faites.Bon courage ! Bernard
  • A la discrétion du donateur
    Chazelle
    16/06/2016
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Les dernières actus

Interview d’une maman qui utilise l’appartement à la Halte des parents

27 Mars 2017

Pour quelle raisons venez-vous  à Marseille ?

Mon fils est placé dans une famille d’accueil depuis plusieurs années. J’habite pour ma part en Suisse. Il s’agit de ma ville natale et de l’endroit où j’ai travaillé. Je viens donc à Marseille pour pouvoir voir mon fils. Je ne connais personne dans cette ville et mes ressources financières ne me permettent pas de louer un logement. Je fais donc régulièrement les déplacements jusqu’ici, dans cette maison des familles.

Que vous apporte le dispositif « Appartement » de La Halte des parents?

Grâce à ce dispositif, je parviens à voir mon fils une fois par mois. Ce qui serait impossible sans cela. Je peux vivre ma vie de famille comme tout un chacun et c’est finalement tout ce que je demande. Il s’agit pour nous deux d’un point de chute, d’un espace où nous nous retrouvons pendant une semaine, voire 10 jours parfois.

Qu’est-ce qui vous contrarie ?

Il manque cruellement de place d’hébergement à Marseille. Ce n’est pas faute d’avoir cherché des solutions. Je l’ai fait de mon côté et l’Aide Sociale à l’Enfance en a fait de même. Cependant, à part la location d’une chambre dans un hôtel, les solutions ne courent pas les rues. Ce manque d’hébergement et ce manque de place réduisent les visites possibles de mon fils. Je souhaiterais le voir bien plus souvent, mais je suis déjà heureuse de pouvoir profiter de lui, au moins un peu.

Quels sont vos projets ?

Même si ce dispositif d’appartement permet de vivre temporairement comme tout le monde notre vie de famille, mon souhait est qu’il habite avec moi en Suisse. C’est un parcours administratif difficile mais j’ai bon espoir que mon souhait se réalise.

Les 150 des Apprentis d’Auteuil

27 Mars 2017

Un 150ème anniversaire placé sous le signe de la confiance

« Le 19 mars 1866, l’abbé Roussel recueille six enfants des rues : plutôt que des vagabonds, il voit en eux des personnes à part entière.

Depuis, des centaines de milliers d’enfants et d’adolescents ont bénéficié de cette même confiance et d’un savoir-faire éducatif enrichi au fil du temps. 150 ans après la création d’Apprentis d’Auteuil, l’intuition fondatrice reste le socle de notre démarche. Elle est faite d’un souci constant d’innovation pour s’adapter à l’évolution des besoins des jeunes et des familles, de la volonté de rompre l’isolement, la solitude et de tisser des liens autour des jeunes, de l’engagement sans faille des équipes, du soutien de la communauté de ses bienfaiteurs et d’une confiance sans cesse renouvelée en la jeunesse d’aujourd’hui et de demain.

Depuis 1866, le statut des enfants et des jeunes a certes évolué au sein de la société. Néanmoins, les situations de fragilité sociale, familiale ou scolaire entraînent aujourd’hui encore des ruptures, des situations d’exclusion, de stigmatisation présentant, par bien des aspects, des similitudes avec les temps premiers de la fondation. Et force est de constater que nos systèmes scolaires et sociaux laissent encore bien des jeunes sur le côté de la route.

L’expérience accumulée depuis des décennies nous permet de dire que cette jeunesse fragilisée, et parfois durement blessée, peut se relever et grandir. Réussir cela avec eux n’est pas simple : il leur faut reprendre la confiance dans les adultes, retrouver la confiance de leur famille et confiance dans leur famille, apprendre ou réapprendre les codes complexes d’une société qui n’attend pas et change elle-même en permanence.

Donner à ces jeunes leur juste place dans la société c’est bien sûr une obligation morale de justice mais c’est aussi un bien pour la société elle-même à qui leur parole et leurs actes feraient défaut.

Le 150ème anniversaire de notre fondation est l’occasion de donner la parole à ces jeunes qui peinent dans leur parcours, qui ne rentrent pas dans un modèle classique, qui ne parviennent pas spontanément à s’insérer socialement et professionnellement.

Ils ont des idées, des projets et la volonté d’exprimer leurs talents. Ils ne peuvent et ne veulent plus être objet de discours ou de débat : ils s’imposent comme sujet d’action.

Cette préoccupation nationale doit, au-delà des discours, devenir une véritable priorité. Il est de notre responsabilité, à tous, société civile, politiques, médias, de nous en saisir. Les jeunes ont majoritairementconfiance en leur avenir, alors, ensemble, sachons être à la hauteur de leurs attentes ! »

NICOLAS TRUELLE DIRECTEUR GÉNÉRAL D’APPRENTIS D’AUTEUIL

 

150 ans d’actions en faveur de la jeunesse en difficulté

En 1866, l’abbé Roussel, ému du sort des garçons de plus de 12 ans livrés à eux-mêmes (l’assistance publique les prenant en charge jusqu’à 12 ans seulement), fonde l’oeuvre de la Première Communion dans le quartier d’Auteuil, à Paris. Il ne peut supporter la vue de ces gamins battant le pavé parisien, avec pour toute perspective, la misère, l’exploitation, la prison - la Petite Roquette où les enfants sont enfermés jusqu’à leur majorité - pour vol ou vagabondage.

En 1871, Louis Roussel crée les premiers ateliers qui se développeront au fil des années : cordonnerie, tailleur, imprimerie… Novateur et pédagogue, il fédère de nombreux soutiens autour de son oeuvre.

En 1923, le père Daniel Brottier, missionnaire spiritain, est nommé directeur de l’oeuvre qui accueille alors 170 jeunes. Sous sa direction, elle prend son envol. Ancien aumônier sur le front, proche de Clémenceau, homme de foi autant que d’action, il ouvre de nouveaux établissements, crée le « Foyer à la campagne » et fait connaître la fondation au grand public (défilés, ventes de charité, publicités, salle de cinéma…).

En 1929, l’oeuvre devient une fondation reconnue d’utilité publique. L’action des Orphelins Apprentis d’Auteuil est ainsi accréditée officiellement. À sa mort en 1936, le nombre de jeunes accueillis partout en France est de 1 400. Les années qui suivent sont des années difficiles, ponctuées de crises et de tensions sociales. Malgré la guerre, la fondation se développe mais souffre toujours d’un manque crucial de places face à l’afflux des orphelins ou de jeunes en difficulté.

En 1945, le père Marc Duval, directeur, lance un appel : « le bilan est là. Il a fallu refuser l’entrée à 10 000 enfants, parce que pas de place ! ». Sous sa direction, de 1942 à 1962, 16 nouveaux établissements sont créés.

En 1962, la fondation accueille 3 500 enfants. Une politique de prévention se met en place en France, c’est un grand tournant pour l’éducation.

En 1973, Jean Gosselin, premier directeur laïc, transforme l’institution en profondeur, la modernise, offre de meilleures conditions d’accueil et d’hébergement. Il lance un grand chantier de formation à l’attention des directeurs, des éducateurs et des enseignants. Il met l’accent sur la formation des équipes éducatives et transforme ses orphelinats en maisons.

Dès 1975, la fondation Les Orphelins Apprentis d’Auteuil formalise son projet éducatif. Il est fondé sur une organisation autour des Maisons et met l’accent sur l’adaptation de l’enseignement à l’enfant, sur la dimension éducative, le sport et les loisirs. L’œuvre accueille désormais majoritairement des jeunes en difficulté familiale ou sociale, sans considération d’origine.

En 1994, l’ONG Auteuil International est créé. Ce service permet à de nombreux jeunes d’Apprentis d’Auteuil d’accomplir des chantiers de solidarité à l’étranger. Il favorise également les échanges de pratiques entre professionnels de différents pays.

Face aux nouveaux enjeux de la société, la fondation renforce ses missions de protection de l’enfance et de prévention autour d’axes prioritaires : la lutte pour le raccrochage scolaire, l’accompagnement à la parentalité, l’insertion des jeunes vers et dans la vie professionnelle.

De nouveaux dispositifs spécifiques sont expérimentés pour les jeunes en décrochage, le volet prévention est développé auprès des familles et des tout-petits pour anticiper des ruptures pouvant mener notamment à des situations de placement. Également des crèches, des haltes-garderies, des Maisons des familles voient le jour. La fondation ne s’arrête pas là et continue d’innover en intensifiant ses partenariats avec les entreprises pour faciliter l’accès à l’emploi des 16-25 ans, enjeu majeur pour la société.

En 2010, la fondation devient Apprentis d’Auteuil.

En juillet 2015, Nicolas Truelle rejoint la fondation et devient son nouveau directeur général.

De décennie en décennie, Apprentis d’Auteuil poursuit son objectif de répondre aux besoins grandissants des jeunes et des familles les plus fragiles.

 

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