Des poêles à bois contre la précarité énergétique

Des poêles à bois contre la précarité énergétique

Ambassadeur : 
Christophe Dalloz

En France, le chauffage représente les deux tiers du budget énergie des logements. Utiliser le bois pour se chauffer permet à un ménage d'économiser de 500 à 1000 € par an. Pour cela, il faut un matériel sûr et performant, posé dans le respect des règles de sécurité par un professionnel qualifié. Cet investissement, pourtant modeste, est malheureusement souvent hors de portée des ménages les plus précaires. Ils sont condamnés à utiliser des énergies chères ou pire, à installer des moyens de chauffage de fortune, potentiellement dangereux. L’association AJENA souhaite équiper trente ménages jurassiens de poêles à bois au cours de l'année 2017 pour les aider à diminuer leurs charges énergétiques et de vivre dans de meilleures conditions. L’association AJENA fait appel à votre générosité sur Les Petites Pierres pour financer six des ces trente poêles à bois (voir budget détaillé).

La Fondation Macif s’engage à doubler vos dons à hauteur de 5 000€ & le fonds de dotation Les Petites Pierres doublera vos dons à hauteur de 1 600€. Ainsi pour un don de 100€, ce sont 100€ supplémentaires apporté par la Fondation Macif qui sont reversés au projet : l'effet de levier est donc considérable !

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PROJET RÉUSSI
Vos dons sont doublés
100%financés
131
13250 €
Collectés
Dont
6600 €
donnés par
Fondation Macif
Sur un objectif de
13200 €
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Partenaire du projet : Fondation Macif

Pendant toute la durée du projet : votre don est doublé !

Ce projet est soutenu par Fondation Macif qui double chaque don effectué pour ce projet !

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  • 200€
    NOUZE
    20/07/2016
  • 100€
    moser
    22/07/2016
  • 100€
    ELSASS
    23/07/2016
  • A la discrétion du donateur
    Anonyme
    24/07/2016
  • 5€
    GENG
    27/07/2016
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Les dernières actus

Le chauffage au bois : une solution aux difficultés des ménages en précarité

27 Mars 2017

Grâce à votre générosité, nous avons fait plus de la moitié du chemin vers la réussite du projet d'Ajena : des poêles à bois pour soulager la précarité énergétique. Merci !

En plein cœur de l'été, vous avez su vous projeter jusqu'à la prochaine saison froide et ressentir avec nous le besoin d'aider les familles à se chauffer.

Le chauffage au bois est bien une des réponses possibles aux difficultés de ces ménages. Les consommations relevées chez des familles en difficulté nous le démontrent encore. Le graphique suivant reprend ces données en comparant le coût et les usages du bois et de l'électricité (le résultat aurait été sensiblement le même en comparant le bois avec le gaz propane) :

L'énergie du bois est 4.5 fois moins chère que l'électricité (0.03 €/kWh contre 0.14). Cela permet aux ménages d'utiliser plus d'énergie, et donc de plus se chauffer, pour un coût final près de quatre fois inférieur à celui que supportent les ménages utilisant l'électricité.

Dans un logement de 60 m2 (comme simulé dans ce graphique), l'économie est donc de plus de 700 € par an ! Tout en bénéficiant de plus de chaleur !

Recourir au bois pour se chauffer exige un certain effort. Il faut allumer le feu le matin et recharger le poêle, chaque matin, tout l'hiver… et, dans le Jura, l'hiver dure longtemps !

Mais au final, les économies sont bien là.

Et puis, en plus de ces calculs froids, il y a aussi un peu de magie dans le feu autour duquel la famille se réunit. Ça peut être utile pour affronter les difficultés du lendemain !

 

Vivre en précarité énergétique… et en sortir !

27 Mars 2017

Les causes de la précarité énergétique sont diverses. Les personnes aussi et, si le poêle à bois n'est pas une panacée qui répondrait à toutes les situations, Ajena a rencontré de nombreuses familles qui pourraient bénéficier de votre soutien à notre projet.

En voici quelques exemples. Bien sûr, l'anonymat des personnes est respecté : si éprouver  des difficultés financières n'est pas un crime, il est cependant indispensable de préserver l'intimité des familles !

Mme G. est locataire. Agée d'une quarantaine d'années, elle vit seule mais héberge actuellement un de ses deux fils majeurs qui rencontre des difficultés pour trouver un premier emploi stable.


Après l'incident du poêle à pétrole, Mme G. a repeint le rez-de-chaussée. Dans la cuisine ouverte sur le salon, l'emplacement du poêle est (encore) vide...

Son logement est faiblement isolé, ce qui l'a amenée à utiliser un chauffage d'appoint au pétrole. Elle a cessé de l'utiliser depuis qu'une nuit, elle ait été réveillée par une forte odeur : la cuisine et le salon étaient recouverts de suie à cause d'un mauvais fonctionnement de l'appareil.

Malgré d'importantes factures d'électricité, les occupants souffrent du froid. Le logement est ancien mais bien entretenu. Suffisamment chauffé, il serait agréable, au fond d'une cour dans un village proche d'une grande ville et offrant les services de base (boulangerie, supérette). Mme B s'entend bien avec ses voisins et est attachée à cette maison mitoyenne. Le loyer est modeste.

Il y a un conduit de fumée séparant la cuisine et le salon. L'installation d'un poêle à bois permettrait donc de chauffer le rez-de-chaussée, espace de vie en journée. Le chauffage électrique ne servirait plus qu'à maintenir une température de 16 à 17 °dans les chambres ce qui permettrait de diminuer considérablement les factures.

 

M. D. est âgé de 53 ans. Il vit depuis 1989 dans une petite maison HLM. Une maladie professionnelle l'a laissé handicapé et sans travail. Le logement est équipé d'un conduit de fumée sans poêle et de radiateurs électriques.

 

Radiateurs récents ou radiateurs anciens, cela importe peu : le chauffage électrique utilise une énergie trop coûteuse pour les ménages en difficulté financière. Cela coûte 4,5 fois plus cher qu'avec du bois bûche !

L'année dernière, tous les radiateurs ont été changés. Pilotage centralisé, détection de l'ouverture des fenêtres, M. D. a cru avoir affaire à des radiateurs économiques : il a donc recommencé à les utiliser. En effet, il n'avait pas confiance dans ses "grille-pains" d'origine (la première année, il y a 27 ans, la facture avait été lourde !) et s'était par la suite chauffé avec un poêle à fioul maintenant hors service.

Présent toute la journée chez lui du fait de sa maladie, il a cette année consommé une quantité importante d'électricité et doit payer une régularisation de 900 € en plus de ses mensualités. Ses revenus ne lui permettent que d'étaler sur un an le remboursement de cette dette.

Il a donc cessé de se chauffer, ne pouvant investir dans un mode de chauffage réellement économique.

L'aider à installer un poêle à bois lui permettrait de chauffer son salon et sa chambre pour moins de 400 € à l'année.

Mme C. est veuve. Elle avait acheté une petite maison avec son mari mais le décès de celui-ci la laissé dans la misère. Mme C. s'efforce d'accumuler les heures de ménage pour assumer les remboursements et l'éducation de son jeune enfant.

La chaudière au fioul, date des années 60 et lui revient trop cher. Elle a cessé de se chauffer et la température chez elle ne dépasse plus 15 ° de tout l'hiver. Attachée à la maison achetée avec son mari, faisant des efforts sur tout, ses consommations d'eau et d'électricité représentent à peine le quart des consommations moyennes d'un français.

La maison date des années 70. Elle est en bon état mais a besoin d'isolation. Le montage des dossiers d'aide est en cours mais leur montant ne permettra pas à la fois de remplacer la chaudière et d'isoler significativement le logement, Mme C. ne pouvant aujourd'hui assumer le reste à charge de ces travaux.

Un poêle à bois permettrait de chauffer trois pièces principales pour un coût modeste, en attendant que la situation financière s'améliore ou que Mme F. se résigne à revendre sa maison.

 

Grâce à vos dons, nous touchons presque au but : nous pourrons bientôt commencer à installer les poêles, avant l'hiver ! Il nous faut encore trouver assez de personnes généreuses pour atteindre l'objectif.

Vous avez déjà été convaincus et vous nous avez déjà soutenus, merci.

Et si maintenant chacun d’entre avait l'occasion de relayer notre appel à 2 ou 3 personnes de votre entourage, vous nous seriez d’une grande aide pour terminer cette belle campagne de financement participatif ! Avec votre soutien, accompagné par Les Petites pierres et la Fondation MACIF, nous devrions pouvoir agir dès le mois d'octobre, avant l'arrivée du froid !

 

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