Aidons le Samusocial à sortir de la rue des personnes en détresse

Aidons le Samusocial à sortir de la rue des personnes en détresse

Ambassadeur : 
Lolita Dias

Le Samusocial de Paris déploye des moyens supplémentaires pour proposer davantage de places d'hébergement d'urgence aux personnes sans-abri. 55 places supplémentaires sont prévues grâce au nouveau centre d’hébergement de Popincourt géré par le Samusocial de Paris. Aidons les à réunir les fonds 20 000 € pour sauver de la rue des personnes désocialisées et pouvoir les héberger.

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PROJET RÉUSSI
100%financés
51
20000 €
Collectés
Dont
10111 €
donnés par
Le Fonds de dotation Les Petites Pierres
Sur un objectif de
20000 €
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Partenaire du projet : Le Fonds de dotation Les Petites Pierres

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    Anonyme
    18/12/2014
    Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. Mathieu 25 Dieu vous bénisse et qu il remplisse vos cœurs de paix d amoure et de joie.
  • A la discrétion du donateur
    Anonyme
    21/12/2014
  • A la discrétion du donateur
    Anonyme
    21/12/2014
  • A la discrétion du donateur
    FEUILLET
    23/12/2014
  • A la discrétion du donateur
    Anonyme
    08/02/2015
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Les dernières actus

Le 115 : une plateforme d’urgence

27 Mars 2017

Le 115 est le numéro national de l’urgence sociale. Quand vous composez le 115 d’une cabine, de votre téléphone ou votre portable, bien que vous appeliez un numéro identique sur tout le territoire national, vous êtes en contact avec des professionnels du service d’urgence sociale du département dans lequel vous appelez. C’est un numéro gratuit, accessibles 24h/24

Ecouter, Evaluer, Informer, Orienter et Héberger.

A l'autre bout du fil, 24 heures sur 24, les "écoutants" du Samusocial de Paris décident du meilleur moyen d'intervenir, en fonction de la disponibilité des équipes mobiles et des places libres dans les centres d'hébergement. Ils ont un rôle d’écoute, d’information et d’orientation pour les personnes à la rue.

Soit ils envoient une équipe mobile sur place, qui prend en charge le SDF et l'oriente, si ce dernier le souhaite, vers un hôpital ou un centre d'hébergement. Soit ils lui indiquent directement le centre d'hébergement où se rendre. Les équipes du 115 évaluent les situations, recherchent des solutions d’hébergement et orientent vers des structures adaptées.

Des écoutants se relaient tout au long de la journée pour assurer la continuité du numéro d’urgence. L’équipe des écoutants est chargé de qualifier les appels et de diriger les appelants vers les équipes dédiées aux différents profils : pôle isolés ou pôle famille. Ils évaluent la situation sociale des personnes et recherchent des solutions, encadrés par un coordinateur chargé de réguler les demandes en fonction des disponibilités d’hébergement.

Le Samusocial, en chiffre

Chaque jour, plus de 1500 appels traités.

Sur l’année 2013, 40 551 appels traités par le 115

10 104 personnes hébergées chaque nuit par le 115.

Le Samusocial de Paris dédie plusieurs écoutants au traitement des appels de particuliers qui signalent les personnes en situation de détresse en composant le 115. Ils évaluent l’urgence et font le lien avec les équipes mobiles. L’hiver, des bénévoles viennent renforcer des équipes.

En 2013, 2380 signalements de particuliers.

Le 115 = mission de première urgence, d’écoute sociale, de diagnostic, de mise à l’abri.

 

"En maraude avec Sylvie" - Portrait d'une infirmière

27 Mars 2017

Les Equipes Mobiles d’Aide (EMA) sont composées d’un chauffeur accueillant social, d’un travailleur social et d’un infirmier(e) diplômé(e) d’Etat (IDE). Sylvie, Infirmière raconte en quoi consiste son travail, de quelle manière elle approche les SDF, et comment elle peut les aider. 

Sylvie va à la rencontre des sans-abri : approche et causette

L’entrée en contact avec les personnes sans-abri nécessite beaucoup de tact et de délicatesse. Ce contact est « ritualisé » par des techniques d’approche : distance / position accroupie / gestes de politesse.

Infirmière dans les équipes mobiles depuis 7 ans, Sylvie insiste sur la force du lien qui s’est tissé entre les personnes de la rue et le camion : beaucoup ont pris l’habitude de voir passer régulièrement les EMA, et même pour ceux qui ne vont pas dormir dans les centres d’hébergement d’urgence, cette visite est devenue un moment important de la soirée. Ils sont nombreux à refuser d’aller en centre, nombreux à s’être lassés d’appeler le 115. Pour ceux qui ne vont plus vers le dispositif, le passage des EMA offre néanmoins des espaces de rencontre. La parole se libère parfois plus volontiers sur un morceau de trottoir familier que dans le bureau d’une assistance sociale, où certains sentent planer la menace de l’interrogatoire social. Dans les discussions informelles la conversation est plus spontanée, déchargée de l’inquiétude de réfléchir à ce que l’on pense devoir dire. On se laisse plus facilement aller, les informations importantes surgissent petit à petit, les histoires de vie prennent forme en glanant des bribes de récit sur le bitume. C’est cette méthode informelle qui permet à Sylvie d’aborder les questions de santé dans la rue.

C’est aussi soigner le corps et les bleus à l'âme

A partir du moment où Sylvie se présente comme infirmière les personnes se sentent en confiance. Certains acceptent de se rendre dans les centres. Là, les soins d’hygiène fournissent une occasion de se laisser aller. En se dénudant, ils s’abandonnent un peu. Quelques-uns ne prennent leur douche qu’à ces occasions. Quand elle se heurte à une résistance Sylvie insiste sans forcer, en soulignant que ça fait du bien de prendre une douche quand on n’en a pas pris depuis longtemps, mais sans ne jamais dire aux personnes qu’elles sont sales. Elle se souvient d’un grand monsieur barbu qu’elle a vu un soir fondre en larmes après avoir refusé les soins d’hygiène, pleurant à l’idée qu’il était devenu une loque, honteux de sa saleté.

Sylvie revient souvent sur ces pieds meurtris des sans-abris dont elle souhaiterait qu’on prenne mieux soin : beaucoup ont les pieds détruits à force de marcher toute la journée, parcourir Paris en tous sens pour se doucher, chercher son courrier, voir son assistante sociale, aller manger. Il arrive que certains n’aient pas enlevé leurs chaussures depuis des mois.

Des petits gestes qui peuvent aider

Dans les rues, on trouve de tout. Il n’existe pas de scénario préétabli. Des jeunes qui se sont engueulés avec leurs parents, des habitués, des personnes qui souffrent de pathologies psychiatriques, des grands exclus, des femmes, des bébés..C’est en multipliant les gestes de solidarité qu’on y arrivera. Apportons nous aussi notre petite pierre pour les sortir de la rue.

Quelques chiffres

En 2013, les Equipes Mobiles d'Aide ont rencontré plus de 37 293 personnes dans les rues de la capitale et 11 094 personnes ont été prises en charge ( soins, accompagnement…)

1127 soins infirmiers ont été fait dans la rue

1623 entretiens sociaux

5 à 9 équipes de maraudes tournent toutes les nuits dans Paris

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