Accueillir des réfugiés Irakiens et Syriens

Accueillir des réfugiés Irakiens et Syriens

Ambassadeur : 
Mahaut Richard

Aujourd'hui, des milliers* de demandeurs d'asile et réfugiés n'ont pas accès à un logement décent. A l’écoute des besoins des familles réfugiées Irakiennes et Syriennes, qui n’ont d’autre choix que de quitter leur pays et de venir en France, la Fondation pour le Logement Social (FLS), reconnue d’utilité publique, se mobilise pour proposer une réponse de cœur et d’humanité. Pour venir en aide à 5 familles de réfugiés venues de Syrie et d’Irak et les accueillir, la FLS fait appel aux Petites Pierres pour financer la rénovation de 5 logements, à Athis-Mons, en Essonne (voir budget).

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PROJET RÉUSSI
100%financés
43
23076 €
Collectés
Dont
12038 €
donnés par
Le Fonds de dotation Les Petites Pierres
Sur un objectif de
23076 €
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Partenaire du projet : Le Fonds de dotation Les Petites Pierres

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  • 50€
    Sorgues
    16/10/2015
    Bravo pour cette belle initiative !
  • 20€
    moreaux
    16/10/2015
    Bon courage
  • A la discrétion du donateur
    Anonyme
    05/11/2015
  • 25€
    Anonyme
    19/10/2015
    Bravo pour ce beau projet !
  • 30€
    DUBOS
    19/10/2015
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Les dernières actus

Qui sont les familles logées ?

27 Mars 2017

Il y a deux semaines, alors que Les Petites Pierres lançaient un appel aux dons pour les travaux des logements, la FLS accueillait, en ses bureaux, les premières familles logées. Après le désistement d'une famille syrienne, ce sont cinq familles irakiennes qui s’installent début novembre, à Athis-Mons (91).

Un parcours commun

Les cinq familles sont originaires de la région de Mossoul, en Irak. Pour rappel, en juin 2014, la ville et sa région tombent aux mains de « l’Etat Islamique en Irak et au Levant », obligeant les habitants à fuir et se réfugier à Karakosh dans la plaine de Ninive, région chrétienne à l’est du Tigre. En quelques minutes, des milliers d’Irakiens ont dû quitter leur chez-eux pour échapper à la mort… Et deux mois plus tard, cette région également prise par l’ennemi, la ville d’Erbil devient un point de ralliement.

Au même moment, en France

A cette période, Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve, respectivement ministre des affaires étrangères et ministre de l'intérieur, condamnent avec fermeté les exactions subies dans la région. « Nous venons en aide aux déplacés qui fuient les menaces de l'Etat islamique et se sont réfugiés au Kurdistan. Nous sommes prêts, s'ils le souhaitent, à en favoriser l'accueil sur notre sol au titre de l'asile. » De nombreuses personnes réfugiées à Erbil entendent cet appel. Et ce sont plus de 1500 visas d’asile que la France a accordés depuis l’été 2014. Les cinq familles logées en font partie.

Depuis douze, voire quinze mois, ces douze personnes logent chez des proches, amis ou familles, très souvent en surpopulation. Il arrive même que père et mère soient séparés, car les logements sont bien trop petits.

Un espoir !

Ainsi, voir leur dossier de demande de logement étudié par la FLS était déjà une victoire. De signer leur bail et de s’installer l’est encore plus ! Notre mobilisation à tous est essentielle pour une telle avancée.

Merci d’avance d’y contribuer. Merci d’avance d’être une petite pierre de cette initiative !

Crédits photos : FLS / Lefigaro.fr

 

 

 

Interview de Yuli, Irakienne, ayant hébergé des proches qui viennent d’Irak

27 Mars 2017

Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ?

Je m’appelle Yuli  et je suis Irakienne. Je suis arrivée en France en 1983 car mon mari est Français et que nous avons décidé de nous installer en région parisienne.

Combien de personnes hébergez-vous ?

En tout 17 personnes. Elles sont toutes de ma famille, parfois éloignée mais c’est la famille. Je suis obligée de les héberger sinon elles n’ont pas d’autre endroit pour vivre. C’est un peu serré, notre maison est pour 6 personnes, mais on s’aide c’est normal, c’est la famille et ils ont besoin de nous.

Les démarches pour venir en France ont-elles été longues pour ces personnes ?

A l’été 2014 l’ambassade de France a déclaré donner des visas à ceux qui avaient de la famille en France et qui fuyaient l’Irak. Par exemple, un de mes neveux est arrivé le 12 janvier 2015, je me souviens bien de cette date. Ça veut dire qu’ils sont partis de leur village au mois d’août, très exactement le 6 août lors de la deuxième grosse attaque de DAESCH. Début janvier il était sur place, à Paris.

Quelles étaient leurs situations en Irak ?

Ceux qui étaient en âge de travailler avaient un travail. Mon frère était à la retraite, chacun avait une activité professionnelle. Ils avaient un logement et des situations normales. Mais ils ont du tout laisser en quelques instants, ils ont laissé tout le village, parce que, voilà, je crois que vous avez entendu ce qui s’est passé. Ils ont choisi la France parce qu’ils avaient de la famille en France.

Aujourd’hui ces personnes veulent-elles retourner un jour en Irak ?

Il est difficile de parler à leur place mais je ne pense pas. Aucun, non. Mon frère au début il a dit : « si un jour ça s’arrange j’y retournerai ». Mais maintenant, les enfants ils ne veulent plus y retourner. Ils ont trop peur, ce sont de trop mauvais souvenirs. Aujourd’hui ils veulent se reconstruire, se construire en France.

Que pensez-vous du projet de la Fondation et de l’œuvre d’Orient ?

C’est très gentil. Grâce à eux, ils ont eu des logements. Je suis très contente, ils ont été très gentils avec moi, avec ma famille, ils m’ont beaucoup aidé pour trouver quelque chose pour quelques-uns de ma famille. J’ai encore des gens chez moi, mais c’est un début.

Peut-être après pourrez-vous m’aider pour mon frère qui a une fille handicapée, mais pour l’instant je crois que vous n’avez pas de logement adapté pour 5 personnes avec une personne handicapée. En attendant, on n’a pas pu avoir un logement HLM, on a loué un appartement mais c’est 1200 euros par mois, c’est beaucoup on ne pourra pas continuer longtemps.

 

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